En surfant sur le net, en écoutant autours de nous, on entend beaucoup de critiques à propos de Second Life. Dans certains cas, celles-ci sont totalement justifiées. Mais une chose m’inquiète : le rejet total de par certains jeunes professionels ou futurs professionels du marketing et de la communication. Comme-ci accepter une mutation du web 2.0 qu’ils viennent tout juste de découvrir en web 3.D leur faisait peur.
Parmis les critiques rationnelles nous pouvons noter :
- Ca lag : en effet, la centralisation des serveurs (et sans doute aussi un système de compression insufisant compte tenu des multiples sources d’information apportées par les résidents) fait que Second Life subit continuellement de gros ralentissements. En attendant une démocratisation des espaces 3D personels (et donc des solutions d’hébergement personalisées) la généralisation de la fibre optique et des générations des ordinateurs de dernière génération devraient résoudre en partie ce problème.
- Les menus sont trop complexes : c’est vrai, SL ‘est pas facile à appréhender. Toutefois les helpers de chaque communautés sont très accessibles et si on prend la peine de demander, on trouvera toujours une main salutaire.
- Ca prend trop de temps : gérer son commerce sur Second Life par exemple prend du temps c’est un fait ( pas plus que pour gérer une guilde dans word of warcraft toutefois). Mais si comme moi vous êtes en quête d’information, alors SL ne présente pas plus de contrantes de temps que tout autre outil du web.
Passons maintenant aux critiques sans perspectives émises (essentiellement) par les pro de la com.
- Ya rien à faire sur Second Life : Ah ? Dans ce cas comment la semaine dernière ais-je pu visiter deux musés, faire une course de vélo, assister à deux conférences et tester un nouveau concepte de V Business ?
- Les utilisateurs de Sl sont des NoLife : utilisateur de SL – moyenne d’age 30 ans, acifs, CSP +. Pas vraiment le profil du mangeur de donuts moyen (même si j’adore les donuts !).
- Ca n’apporte rien de plus : ah ? une plate-forme pouvant regrouper audio et vidéo conférence, avec échanges interpersonnels, transferts de documents et permettant les tests et études n’apporte rien à la communication ? J’avoue être sceptique.
Pour moi Second Life peu apporter à tous. Les marques, pour leur permettre de tester ce que sera probablement l’avenir du web (Pepsi développe actuellement son propre monde virtuel de marque), les créatifs afin de montrer leur travail (notament de modélisation), les joueurs (avec la possibilité de créer son univers de JDR), les associations (nous venons d’avoir ‘exemple avec Reporter sans Frontière et leur action pour les droits de l’homme en Chine). Il serait dommage que des préjugés (très franco français) vienne encore une fois faire prendre du retard à la France face au reste du monde.
En attendant que chacun possède sa propre île comme aujourd’hui son propre blog, Second Life reste ce qu’on à de meilleur.
juillet 16, 2007 à 5:53 |
Cette dose de scepticisme sur les points que tu soulèves est assez normale et me rappelle vraiment le Web il y a 10 – 12 ans.
Je pense qu’il faut effectivement continuer à évangéliser, comme tu le fais avec cette note ou comme David Castéra vient de le faire avec une interview plutôt pédagogique.
Très bonne note anyway…
juillet 16, 2007 à 7:08 |
De manière générale, je pense que ceux qui disent “Y a rien à faire” dans Second Life sont à ranger dans la même catégorie que les femmes qui disent “Je n’ai rien à me mettre” devant leur garde robe remplie, ou “Y a rien à acheter” dans une galerie commerciale pleine.